Annexe 1 : Préambule à l’interview d’Adrien Harolimana

La diffusion de cette entrevue – comme les deux suivantes qui viendront, avec les éléments factuels et enregistrements y faisant référence, à propos notamment du négationnisme vis-à-vis des témoignages des Basesero, observé même au Mémorial de Bisesero – a tardé, ayant été insulté et menacé psychologiquement par la mauvaise personne en début d’année, au regard de ce que soudain j’incarne bizarrement pour lui : « un Tintin, blanc, colonial et raciste ».

Un retournement violent (déjà partiellement initié fin 2014), avec quelques absurdes justifications de sa part, ignobles en certains points. Une stigmatisation abjecte, pour intimider et mettre ko, me contraignant à une relative passivité, ou se voulant neutralisante, définitivement. Un fonctionnement vraiment pervers, comme pris dans un étau de haine, malgré mon apport pourtant favorable.

Et s’est mis en place, contre mon gré, un réel jeu de dupe diplomatique vis à vis de l’extérieur. En mode huis clos finalement, évitant le clash, ma seule volonté alors, pour préserver un soutien fragile, le mien ici, sur le fond – véritablement à protéger de cet effet boomerang, considérablement stérile.

Sans cette ségrégation féroce, nous aurions pu aller de l’avant, de concert. Le discrédit n’est pas innocent, sous ce paradigme là. Les nuisances se voient avec quelques mois de recul, dédramatisant enfin cette tension infecte imposée, dont la nature ne peut rester masquée.

Je m’en tiens ici à l’ellipse le concernant. Qui veut, le reconnaîtra (par précaution tout de même, j’indique qu’il ne s’agit pas du tout de Serge Farnel, au contraire).

Bien sur, d’autres formulations dérangeantes à ses yeux sont tout autant à bannir du langage, et du champ de l’expression politique, en compétence. Son mépris à tout va autour est d’ailleurs suffisemment significatif, pour alerter de la forfaiture. Sa propension à éliminer, vouloir retirer de sa vue, vous positionner en ennemi. Bienveillance et bon sens sont oubliés au profit d’une connaissance binaire et hiérarchisée : une mentalité de territoire, privatisé, lourde forteresse, et des méthodes pas très reluisantes pour disqualifier.

Par conséquent, chaque fois que je me mettais à l’ouvrage, une incroyable nausée me prenait, de cet intégrisme manifeste, polluant mon esprit, comme mes démarches ou initiatives bénévoles (a fortiori à mes frais). Ainsi dans un contexte bien spécifique : des relais médias trouvés jusqu’à les partager, une synergie avec des artistes et oeuvres circonstanciées initiées, également des structures en partenariat engagé. En somme, une forme d’agora publique suscitée, et rencontre ouverte, ceci malgré la précarité affrontée.

Quels retours ai-je eu de lui, globalement à cela, si ce n’est d’être vilipendé dans des mails hargneux. Belle ingratitude. Me retrouvant à écrire plus de 50 notes, en réaction, au lieu d’être toujours à ce que je devais.

Un blocage subi, vu a fortiori, et au-delà de sa personne, comme une « rétention » d’informations, dans le brouillard des observateurs et critiques de la Françafrique, certains plus ou moins en mode plagiat (sans s’embarrasser d’aller consulter sur place). Alors même que mes précédentes publications posent entièrement le contexte et les problématiques à résoudre, suite à ma courte immersion, modeste, dans plusieurs familles rwandaises, entre Kigali, Kibuye et Bisesero en décembre 2014.

Ainsi que l’analyse en amont du quasi non traitement historique, universitaire, associatif, artistique et journalistique (à part deux enquêtes si peu relayées, le plus souvent marginalisées), de la participation de militaires “blancs” lors du génocide des Tutsi, de colloques en conférences, projections et représentation théâtrale, lors des commémorations des 20 ans du génocide, sur Paris – Ile de France.

Le bilan est déjà là : concurrence des mémoires, Eglises lobotomisantes, spécialistes d’Etat carriéristes, peur légitime et intacte de la France, etc… Décrivant la compétition au sein d’une grande partie du microcosme intellectuel abordant le génocide des Tutsi, comme cause des divisions faites sur le dos des victimes, leurs familles, et de l’Histoire.

Je trouve risible a posteriori d’avoir apporté une participation ou aide spontanée (je ne parle pas de celle pour les Basesero, nuance), à qui semblait a priori un allié, lui en première ligne, face à cette guerre d’egos, alors qu’il est des plus enclins à réagir de la sorte : avec ostracisme, acharnement, en excluant ou interdisant, menaçant, insultant.

On peut donc se demander qui est la poule et l’oeuf, en matière de rivalité. Autrement dit, qui a généré les crispations, le rejet. Et au final, qui est le bon ambassadeur sur le fond visiblement, si en arrière-cour, se joue un tableau beaucoup moins respectable, déterminant les liens pour la vérité, ou plutôt leur absence, avec une majorité de nos semblables.

Matjules

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Notre projet : convier nos semblables et leur proposer une série d’happenings d’ampleur, plutôt subversifs, selon leurs besoins. Ceci dans l’esprit du collectif Voina, comme de Krzysztof Wodiczko, Banksy, ou encore GRL Graffiti. Sans être du mapping commercial, ou une énième promo’ de réalisations personnelles, de prime abord (aspects trop mis en avant par le système). Ainsi essayer de redonner sa place à ce qu’il se fait de mieux en matière politique et artistique, avec les effets escomptés sur les pouvoirs en place.
Cet article a été publié dans 13 mai 1994, 1994, 2014, 2015, Adrien Harolimana, Annexe, Préambule. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Annexe 1 : Préambule à l’interview d’Adrien Harolimana

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