Introduction au négationnisme contre les rescapés de Bisesero [1ere partie]

Ce qui saute aux yeux, concernant les révélations des témoins de Bisesero, c’est le silence orchestré en France, notamment, mais aussi au Rwanda, vis à vis de leurs déclarations. Comme par hasard, cela bloque, alors qu’ils disent avoir vu des militaires « blancs » leur tirer dessus.

Depuis les calomnies de Jacques Morel sur le web et en coulisse, contre l’enquête de Serge Farnel, ils sont traités pareillement à des corrompus. Comme si leur parole n’avait plus aucun crédit.

J’ai rencontré 6 rescapés de Bisesero en décembre dernier, au Rwanda. L’ensemble des interviews réalisées sera présent sur le site du CIIPhttp://collectifinnovationsilluminationspolitiques.fr.

Pour l’essentiel de ces survivants du génocide des Tutsi, ils m’ont confirmé avoir vu des « blancs » leur tirer dessus le 13 mai 1994. Et « c’est parmi les génocidaires rwandais que l’on recueille des témoignages quant à leur nationalité française » me rappelle Serge Farnel, le 17 mars 2015. J’avais bien sûr été attentif à cet aspect francophone, lors de mes entretiens suivant mon passage à Bisesero. La difficulté reste d’obtenir des détails quant à ces assaillants, sur leurs tenues, positions, et les dates, successivement.

Le faisceau de preuve tel que réalisé par Serge Farnel et Bruno Boudiguet en amont tient principalement aux recoupements, en nombre, de cette information. Plus de 80 rescapés et tueurs ont été sondés.

Le milieu intellectuel, de chercheurs et historiens, la société civile ne relaient pas. Pire, ils ne se penchent pas dessus, comme Survie, fuyant ces affirmations visiblement dérangeantes. J’ai pu le constater sur Paris, et en Ile de France, durant les commémorations des 20 ans du génocide des Tutsi en 2014. De colloques, en conférences et rencontres, aucune tribune n’a été donnée.

Au-delà de Serge Farnel et Bruno Boudiguet (leurs quelques articles, courageux, et rares interviews ci ou là, après la publication de leurs ouvrages), seuls La Nuit rwandaise et le CIIP ont soutenu (sauf oubli), à répétition, sur Paris, les témoins de Bisesero.

Je me suis notamment battu pour que l’auteur de Vendredi 13 à Bisesero soit reçu à Telesud. Et j’ai repris, par exemple, l’historien Jean-Pierre Chrétien, lors du Colloque sur le Rwanda organisé par Catherine Coquio en novembre 2014, en pleine séance de stigmatisation (rapide, comme pour l’évacuer) du travail d’investigation de Serge Farnel.

Du Morel plus ou moins réchauffé, pour un public ainsi tenu hors champ de ces éléments pourtant à  entendre, en priorité. Le débat suivant, le 13 novembre 2014 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, sur « La question française » fut l’occasion également de percevoir l’étendue des dégâts, instaurés par les censeurs, pour nier, discréditer et cacher ce que disent la plupart des Basesero rescapés, notamment des 13 et 14 mai 1994.  Jean-François Dupaquier et Raphaël Doridant en contre feu alors, de possibilités d’intervenir et développer plus avant ces aspects à propos.

Jacques Kabalé, ambassadeur du Rwanda en France observant, en première loge. Gabriel Périès et Géraud de la Pradelle presque en spectateurs innocents de cet énième show politique infâme. Le caractériser n’est pas une attaque contre eux deux. Je les apprécie, particulièrement pour leur altruisme et modestie, respectivement – des qualités rares en tous milieux, y compris dans les domaines de recherche.

Le 17 mars 2015, tenu au courant de cet écrit ici sur le négationnisme, Serge Farnel évoque logiquement vers moi leurs préfaces engagées, déjà relayées par le CIIP, respectivement de son premier ouvrage, et de celui de Bruno Boudiguet au sujet du 13 mai 1994.

Après Jacques Schaff et moi-même, le 13 novembre 2014, seule Rafaëlle Maison (elle dans le dispositif du congrès ce jour-là), viendra perturber cette entente de tribune, taclant globalement le silence des historiens. François Robinet grognera au 2eme rang, comme Chrétien devant, presque larmoyant : ainsi invoquant la lenteur nécessaire du temps de l’étude approfondie. Coquio discrète, exultant d’avoir suggéré ou initié ce schéma semi cathartique, dans leur environnement universitaire relativement convenu (car dépendant de l’Etat, en cause ici pourtant).

Ce n’est pas une affirmation péremptoire. Mais toute la problématique, cette absence d’indépendance des chercheurs. Les doctorants se posant en donneurs de leçons et références. Alors qu’ils sont pieds et poings liés au pouvoir, via le titre, statut social, moyens, influence et porte-monnaie. Peu s’affranchissent de cette contradiction, s’en libèrent, de peur de disparaitre.

Dupaquier, proche du PS, avait déjà exprimé tout son mépris envers les conclusions de Serge Farnel, sous forme de confidence vers moi, à la suite du Colloque de la Licra sur le Rwanda, à la Cité universitaire de Paris, en juin 2014.  Extrapolant jusqu’au sujet Barril, ou des mercenaires, vus a priori comme possibles électrons libres au Rwanda, par rapport à l’Etat-major militaire français. La théorie du fusible est déjà dans les cartons. A Survie, ils sont bien sûr au courant. On ne s’épargne pas d’une nouvelle contradiction.

Revenons au 13 novembre 2014. Marcel Kabanda d’Ibuka France se dérobant d’ailleurs en milieu de journée, avant les hostilités, au Congrès à Saint-Quentin-en-Yvelines. L’esprit en off, d’un Doridant est qu’il faille, grosso modo, obtenir des preuves ou confessions de militaires français. Il n’y aurait plus que cette solution. Le lendemain, en sortant de l’Espace 1789 à St Ouen, Jacques Delcuvellerie du Groupov précise sa doxa, celle des calomnieurs : « Serge Farnel a divisé les rwandais » !? Tout est dit…

Patrick de Saint-Exupéry plus penaud, juste avant, à l’Université Paris Diderot, montrera lui, face à mon insistance, en public, qu’il ne sait pas, ou ne croit pas cette « version » du 13 mai 1994.

François Graner, certes mitigé (invoquant devant l’auditoire, le 13 novembre 2014, la lecture de plusieurs ouvrages récents – on suppose aussi ceux de Serge Farnel et Bruno Boudiguet), ira cependant plus ou moins dans le même sens que St Exupéry, quelques jours plus tard. C’est à dire du schisme intellectuel contre Farnel. Car Graner fut visiblement inquiet d’avoir à s’exprimer à ce sujet, lors du débat suivant la présentation de son ouvrage à la librairie Publico, rue Amelot à Paris, le 29 novembre 2014. J’ai effectivement pu l’interpeler, sans rixe cela dit, car louant par ailleurs son mérite intellectuel et humain.

Laure de Vulpian de son côté, à France Culture, est dans un rejet plus direct, écartant ce qu’elle considère être une « querelle d’egos ». Ce qu’elle m’a formulé le 12 juillet 2014, dans un échange d’e-mails alors très explicite. Ceci après une rencontre au restaurant La Bastide Odéon, le 30 juin 2014, face à Marcel Kabanda et Gérard Prunier ; Jean-Luc Galabert d’Izuba derrière nous, avec même Sonia Rolland un peu plus loin. Maria Malagardis, de Libération, jointe du Cameroun le 8 décembre 2014, est dans le même ton, et vraiment légère au sujet de l’engagement à avoir concernant les rescapés, notamment des 13 et 14 mai 1994 à Bisesero, quasi attentiste.

Pour parachever ce tableau au combien alarmant, rapprochons nous de l’origine des calomnies contre l’enquête de Serge Farnel. Le 29 juin 2014, je demande ainsi à son interprète, Vénuste Kayimahe – après qu’il ait participé à la « Campagne de Portraits du CIIP pour le Rwanda » – ce qu’il reproche à la qualité des témoignages venant de Bisesero ? Ainsi, son écrit explicite, publié à la vue de tous : http://www.francerwandagenocide.org/documents/KayimaheRandonneeDeLaMort.pdf. Au-delà et en amont de nombreux échanges en off. Sa réponse le jour même est quelque peu lapidaire : « Je n’ai pas à répondre à ce genre de sommation, Matjules. J’ai encore assez de lucidité pour savoir ce que je dois faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, à qui le dire ou ne pas le dire. Je déciderai moi seul si et quand je dois réagir. Désolé de ne pouvoir te satisfaire. »

Je poursuis vers lui, toujours par message électronique : « La critique s’exprime. Te remerciant de bien comprendre que ce n’est pas négatif, au contraire, de sonder ta connaissance ici ». Il réplique, dans le même ton de rejet : « …je n’aime pas, pas du tout alors que l’on me « sonde » ou que l’on « sonde » ma « connaissance », à ce sujet ou sur un autre. Quant à la critique qui s’exprime…c’est toi qui le dis ; je ne crois pas qu’il s’agisse là d’un principe universel ! Je te réponds donc que pour moi, pas forcément. Cela dépend parfois de là où elle risque de mener…  Bonne soirée. »

On touche là, je pense, à des éléments sensibles et psychologiques, individuels ou non, liés aux formes de pouvoir et aux symboles, de résistance à la parole libre, dans une société hiérarchisée, que j’ai moi-même observé au Rwanda (ce qui existe de toutes parts ailleurs), lors de mon rapide séjour, en décembre 2014. Et sur lesquels je développerai cette introduction au mensonge, concernant les 13 et 14 mai 1994 à Bisesero (cela dans une deuxième partie).

Néanmoins, le négationnisme en France, ou ce qui favorise son écho ne s’arrête pas là. Il peut être très mainstream, par négligence, lointaine. Denis Robert, via e-mail, le 21 mars 2015, en transmet une illustration assez banale, à propos de Rue89 et d’Hexagones, et par rapport aux interviews de rescapés de Bisesero : « Pour les articles, les deux m’ont dit que le sujet était has been. Dur dur. »

Plus profond et sournois est l’accaparement de l’image de la bonté, face à l’horreur, de ce combat de vérité, pour en réalité cacher des criminels ou décideurs ultimes, et les ressorts français principaux. En effet, Benjamin Abtan et l’Uejf, puis l’Egam au niveau européen servent de courroie bienfaisante à l’ancien régime mitterrandien, via le pilotage de Bernard Kouchner. Ceci pour éviter d’être totalement déshonorés concernant les révélations les plus effrayantes, relatives aux participations françaises dans le génocide des Tutsi.

La stratégie de Sos racisme, sur le territoire national, pour le PS, ayant plus ou moins fonctionné, elle se déploie aussi ici, sous une même forme, vis à vis de la Françafrique. On applique encore et toujours des méthodes éprouvées, de pseudo dévoilements.

L’événement de la Campagne « Génocide contre les Tutsi : la vérité maintenant ! » de l’Egam à la mairie du Xe arrd de Paris, le 9 juillet 2014, participe de cette aliénation, ou fausse critique. Il est un pare feu de l’engagement, comme l’était Stephen Smith à Libération (un agent des services, démasqué en son temps par François-Xavier Verschave, notamment).

Soyons clairs : Abtan est un petit soldat de Kouchner, lui-même là pour protéger l’intégrité morale de feu François Mitterrand, par rapport à la politique de la France en 1994 au Rwanda.

Et donc de ce que Gabriel Périès a découvert, des stratégies de désignation d’ennemis intérieurs/extérieurs à l’Ecole de guerre à Paris (et reprises par les armées dans le monde entier, depuis l’Indochine, l’Algérie, l’Amérique du Sud et le Rwanda).

J’ai été le seul au Sénat à intervenir devant Kouchner, le 30 juin 2014, pour bien indiquer que l’on ne pouvait l’écouter, pas plus que Léotard, concernant le génocide des Tutsi. La modératrice de RBF-France m’a coupé aussitôt – significatif ; puis est venue s’excuser en aparté.

L’ironie du sort veut que des rescapés de la diaspora, notamment, se font avoir par le french doctor. Ainsi, ils tombent littéralement dans le panneau, et le soutiennent même vertement, avec des applaudissements.

Paul Kagamé ayant eu un rapprochement avec l’ancien ministre français des affaires étrangères, entre 2007 et 2010 ; ce qui a eu beaucoup d’effets psychologiques, particulièrement au Rwanda. Le paradoxe veut que Kouchner y est également vu négativement, par des rwandais qui l’encensent dans le même temps. La peur de la France et des agressions extérieures tourne vraiment à la paranoïa, certes légitime ; et à l’absurde.

Bien plus inquiétant encore, donc, que les atermoiements parisiens ou internationaux, est la réaction sur place au Rwanda (plus ou moins indépendamment de ce qu’il se passe en France, et ailleurs).

Matjules, fondateur et animateur du CIIP – http://collectifinnovationsilluminationspolitiques.fr


Postface en date du 29 octobre 2015 : Une mise à jour de cette introduction sera faite prochainement au mieux, en fonction de ce qui a pu être dit et orchestré lors du Colloque de l’Egam au Sénat le 19 octobre 2015, avec un Kouchner absent : Védrine et Juppé certes enfin nommés, néanmoins rapidement, comme responsables des complicités françaises par Abtan en tribune, mais pas François Mitterrand aux manettes, ni la stratégie de stigmatisation d’ennemis intérieur extérieur de l’école de guerre de Paris ; encore moins contesté évidemment l’invraisemblable « corridor humanitaire » du french doctor sous la protection a fortiori de Bagosora ; pas plus abordé l’aspect des militaires « blancs » des 13 et 14 mai 1994 (ou le probable fusible des mercenaires). Ce que j’ai rappelé au micro, dans le peu d’espace de débat disponible, en synthétisant ces principales participations – ou coupables français – ainsi en cause lors du génocide des Tutsi. Des vérités essentielles à investir : cette hiérarchie des responsabilités, encore masquée ici (un voile sur l’Histoire tel que l’organise le paysage « critique » à ce sujet, si ce n’est grosso modo à ma connaissance La Nuit rwandaise et le CIIP). Avec soudain alors, Jean-Damascène Bizimana, président de la CNLG comme pare-feu négationniste de la parole des Basesero (quoique dans la continuité de ce que j’ai découvert sur place au Mémorial de Bisesero en décembre 2014, avec les exécutants Bideri joint au téléphone de Kigali puis à Bisesero, et « Immaculée » [correctif: Illuminée] guide de la CNLG à Bisesero).

 

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