Les contradictions #Rwanda20ans

On nous rétorque généralement le type de poncif suivant :

« Pourquoi s’occuper de ce qu’il s’est passé il y a 20 ans au Rwanda, et pas de la Syrie aujourd’hui ? »

Voici ce que l’on peut répondre assez simplement. Les rescapés réclament de l’Humanité toute entière, la reconnaissance de ce qu’il s’est passé. Tel drame invoque une écoute particulière. D’autant que les responsabilités sont imprescriptibles.

D’ailleurs, pour information, des remerciements venus de familles de victimes, ainsi liés à une émotion profonde et intemporelle, par nature, sont déjà exprimés ci ou là, vers cet engagement soulignant les responsabilités françaises.

De plus, les stratégies actuelles à l’Ecole de guerre à Paris déterminent les risques les plus graves : de contrôle de populations, et manipulation de masse, à l’échelle de la planète.

Ce qui a servi aux Faucons Us en Amérique du Sud. Et a joué dans l’horreur de la réalisation du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Pour rappel également, nous avons cherché des fonds en juillet 2013, pour aller au Kivu couvrir l’incroyable inversement des responsabilités créé par les élites de la « communauté internationale » (l’Onu et la France en tête, leurs diplomaties troubles, avec l’Afrique du sud, la Tanzanie notamment, comme alliés militaires de circonstance), entre les ex génocidaires passés au Congo et les populations sur place, le M23 (dissous depuis).

Une des raisons de la continuation du mensonge occidental, risquant de prolonger le génocide des populations nommées comme Tutsi par la grille de lecture ethniste franco/belge depuis l’origine : la captation du coltan, un composant des téléphones, caméras et ordinateurs, dont l’envolée de valeur commerciale relègue même l’évolution prédatrice du complexe pétrolier loin derrière.

On peut également citer la place de la France au Conseil de Sécurité de l’Onu, avec ses potentats de l’ex pré carré colonial.

Enfin, il est déjà complexe de s’investir avec constance face à la Françafrique, tout en étant prolétarisés par les mécanismes capitalistes basiques (comme l’on sait renforcés depuis des années).

Quel impact à d’un coup prétendre être de tous les fronts, utile et en connaissance des terrains de guerres nouveaux. Oui aux efforts pour réagir, s’informer et dénoncer le pire. Une vigilance au combien nécessaire.

Non au masque de la dilution des responsabilités qui nous incombent, selon notre lieu d’existence, nos liens culturels, de vie.

Pour exemple, un dissident chinois s’occupe des crimes de son pays (notamment l’étatisme, généralement, qui dépasse ce cadre). Et doit aussi critiquer toute horreur universelle. Il en est de même lorsque l’on est internationaliste et mêlé au local, en France.

Car quel crédit finalement donner à de simples prises de position sur ce que les autres font de monstrueux, sans jamais s’attarder sur les crimes déterminés par le ou les pouvoirs qui englobent notre vécu.

On parle bien de la déstabilisation de régions du monde par ce qui est pensé et conceptualisé à Paris (pas seulement certes, ni toujours principalement).

Faire l’impasse sur le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 est une lourde faute morale, concrète et pragmatique, quant à l’avenir de nos semblables. Et vis à vis du sens politique qui nous entoure, dont nous sommes les acteurs à tous niveaux.

A la fois comme contribuables et personnes humaines respectivement, face au formatage et mécanismes de consentement. Ils profitent à des forces sournoises, et victorieuses, à voiler l’Histoire réelle, éclipser ce qui dérange, plutôt que de se tourner vers les victimes.

Le rapport est violent, a fortiori. Mais l’indépendance et l’intégrité comme principes réclament d’affronter sans relâche, le silence et les mensonges omniprésents.

Ne pas s’arrêter en chemin, être déterminés ne peut être mis à la solde de l’absurde, ou de l’incompétence.

Hypothétique critique en somme, significative du manque d’attention, pour détourner le regard et ne pas savoir. Autrement dit, l’expression de l’absence de faveurs à comprendre, et souhaiter connaitre ce qui est difficilement écouté, pas plus reconnu, depuis tant d’années. Des freins classiques, à dépasser.

A voir également :
https://collectifinnovationsilluminationspolitiques.wordpress.com/2014/07/21/la-france-des-bleus-vs-rwanda1994/
https://collectifinnovationsilluminationspolitiques.wordpress.com/2014/05/31/honte-et-etat-nation-rwanda20ans/

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A propos Collectif des Innovations/illuminations Politiques

Notre projet : convier nos semblables et leur proposer une série d’happenings d’ampleur, plutôt subversifs, selon leurs besoins. Ceci dans l’esprit du collectif Voina, comme de Krzysztof Wodiczko, Banksy, ou encore GRL Graffiti. Sans être du mapping commercial, ou une énième promo’ de réalisations personnelles, de prime abord (aspects trop mis en avant par le système). Ainsi essayer de redonner sa place à ce qu’il se fait de mieux en matière politique et artistique, avec les effets escomptés sur les pouvoirs en place.
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2 commentaires pour Les contradictions #Rwanda20ans

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